En vers et contre tout

Nuit

 

 

 

Seul, la nuit

les spectres ricanent

déroulent lentement des langues d'îles noires

pavillons bien haut

cris de femmes résonnent

à la fleur de l'âme

tout près de la peau

 


seul, la nuit

les spectres pavoisent

parsèment d'étoiles les coeurs de mémoire

trop près de la peau

ravivent des flammes

qui brûlent sans chaleur

ou tuent sans douleur


 

seul, la nuit

les spectres fatiguent

baissent les pavillons, bientôt ils partiront

laissant des îlots de solitudes glacées


d'indifférences gagnées, à force de malentendus


des cargos de regrets

 les cales chargées

de passions contenues


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