Nuit

 

 

 

Seul, la nuit

les spectres ricanent

déroulent lentement des langues d'îles noires

pavillons bien haut

cris de femmes résonnent

à la fleur de l'âme

tout près de la peau

 


seul, la nuit

les spectres pavoisent

parsèment d'étoiles les coeurs de mémoire

trop près de la peau

ravivent des flammes

qui brûlent sans chaleur

ou tuent sans douleur


 

seul, la nuit

les spectres fatiguent

baissent les pavillons, bientôt ils partiront

laissant des îlots de solitudes glacées


d'indifférences gagnées, à force de malentendus


des cargos de regrets

 les cales chargées

de passions contenues


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Commentaires

Je retrouve un peu dans cette poésie une des miennes. Différente bien sûr mais aux mêmes sentiments. Comme quoi, bien que nous soyons différents...nous partageons les mêmes " maux"
Commentaire n°1 posté par sarang le 17/06/2008 à 21h54
ce texte est très fort, j'en aime la musique et les images, merci de ta visite, je repasserai aussi te lire...
Commentaire n°2 posté par colette le 25/06/2008 à 18h59
Bonsoir, Cette poésie me rappelle des passages de ma vie; des moments douloureux et d'illusions perdues. Texte noir mais tellement descriptif, lorsque l'amour s'effondre. dédé.
Commentaire n°3 posté par ddlaplume le 05/09/2008 à 16h47
De maux à mots
De coeur à corps ...

De petits points à grand chemin
De poussières à lumière ...

De moi à vous
De vous à elles ...

De la bobine au fil
Du fil ... à la patte (smiley)
Commentaire n°4 posté par "Mythiquement" vôtre le 13/05/2009 à 19h43
 
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