Publié par Robert Loi

Seul, la nuit

Quand je suis seul, la nuit

les spectres ricanent

déroulent lentement des langues d'îles noires

pavillons bien haut

cris de femmes résonnent

à la fleur de l'âme

tout près de la peau

 


Quand je suis seul, la nuit

les spectres pavoisent

parsèment d'étoiles le cœur et la mémoire

et ravivent des flammes

trop près de la peau

qui brûlent sans chaleur

ou tuent sans douleur


 

Quand je suis seul, la nuit

les spectres fatiguent

baissent les pavillons, bientôt ils partiront

 

 

laissant des îlots de solitudes glacées

d'indifférences gagnées

à force de malentendus

 

des cargos de regrets

 les cales chargées

de passions contenues

 

Quand je suis seul,

la nuit....


Robert Loï © 2007 - Tous droits réservés

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